soluces bac 1

05 nov. 06

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élaboré par Youssef DALALskype

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Ahmed Sefrioui

324           Ahmed          Sefrioui         

 

        Écrivain marocain qui passe pour l’initiateur de la littérature marocaine d’expression française. Né à Fès en 1915, de parents berbères, il occupe quelques hauts postes administratifs d’abord aux Arts et Métiers de Fès, puis à la direction du tourisme à Rabat. Il est mort en mars 2004.

Parmi ses œuvres

Le Chapelet d’ambre (Le Seuil, 1949) : son premier roman où il évoque Fès (il obtient le grand prix littéraire du Maroc, pour la première fois attribué à un Marocain).

La boîte à merveille (Le Seuil, 1954) : La ville de Fès vue à travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparaît comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littérature marocaine d'expression française.

La Maison de servitude (SNED, Algérie, 1973).

Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes (L’Harmattan, 1989).

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Boîte à merveille (La)

          Boîte à merveille (La)         
          par            Ahmed Sefrioui         

                     

( Roman)
         
février 1954, le seuil
         
           

                          

        La ville de Fès vue à travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparaît comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littérature marocaine d'expression française.

 

                                                                       

 

 


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introduction Roman LA BOITE A MERVEILLES - AHMED SEFRIOUI

Introduction :

L’autobiographie :

L’autobiographie est le récit rétrospectif (=qui concerne ce qui est passé) en prose de sa propre existence, sous ses aspects les plus intimes (=propres). Dans l’autobiographie, la relation entre l’auteur et son public s’établit dans le respect d’une triple règle :

- auteur, narrateur et personnage sont associés ;

- l’auteur s’engage à dire la vérité ;

- le lecteur est constitué en juge du récit (l’auteur se justifie de ses fautes passées).

L’auteur /narrateur/ personnage principal marque une synthèse de son expérience. Il embrasse l’ensemble de sa vie individuelle, recompose l’histoire de sa personnalité. Le narrateur considère rétrospectivement son expérience passée, sur laquelle il jette un regard neutre, ému ou ironique selon le cas.

 

             
 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’autobiographie

 
 

La forme

 
 

Le thème

 
 

L’auteur

 
 

Un récit

 

en prose

 
 

L’auteur parle de lui

 

même et de sa vie

 
 

Il y a fusion entre   l’auteur narrateur -personnage.

 

L’auteur :

 

celui qui écrit le   livre.

 

Le narrateur :

 

celui qui raconte   l’histoire.

 

Le personnage :

 

Protagoniste (= acteur)   dans l’histoire.

 

Auteur=   narrateur=personnage.

 

 

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Les personnages principaux de l’œuvre

Module 1

Etudier les caractéristiques du roman autobiographique

Ahmed SEFRIOUI, la boite à Merveilles, 1954

 

Les personnages principaux de l’œuvre :

Je :

C’est l’auteur-narrateur-personnage. Il est le fils de lalla Zoubida et de Sidi Abdeslem. Il s’appelle Sidi Mohamed.âgé de six ans, il se sent seul bien qu’il aille au M’sid. Il a un penchant pour le rêve. C’est un fassi d’origine montagnarde qui aime beaucoup sa boite à Merveilles, contenant des objets mêlés. Il souffre de fréquentes diarrhées

 

La boite à merveille :

Le véritable ami du narrateur. Elle contenait des boules de verre, des anneaux de cuivre, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor, un cabochon (=bouchon en verre ou en cristal de forme arrondie) de verre à facettes offert par Rahma et une chaînette de cuivre rongée de vert-de-gris offerte par Lalla Zoubida et volée par le chat de Zineb

Lalla Zoubida :

la mère du narrateur. Une femme qui prétend être la descendante du prophète et s’en vante (s’en flatte).  Elle croit aux superstitions. Ses yeux reflètent une âme d’enfant ; elle a un teint d’ivoire, une bouche généreuse et un nez court. Elle n’est pas coquette. Agée de vingt-deux ans, elle se comporte comme une femme vieille.

Sidi Abdeslem :

le père du narrateur, homme d’origine montagnarde. Il s’installe à Fès avec sa famille après avoir quitté son village natal situé à une cinquante de kilomètre de la ville. Il exerce le métier de tisserand (=fabriquant des tissus) Grâce à ce métier, il vit à l’aise. Homme fort et de haute taille. Un homme barbu que le fils trouve beau. Il a la quarantaine.

La chouaffa :

Voyante, c’est la principale locataire de Dar Chouaffa et on l’appelle tante kanza.

Dris El Aouad :

C’est un fabriquant de charrues. Il est époux de Rahma. Il a une fille âgée de sept ans qui s’appelle Zineb.

Fatma Bziouya :

Elle partage avec la famille du narrateur le deuxième étage, son mari Allal est jardinier.

Abdelleh :

Il est épicier. Le narrateur lui attribue toutes les histoires merveilleuses qu’il a eu l’occasion d’entendre.

Le fqih du Msid :

Maître de l’école coranique. Il somnole pendant que les écoliers récitent les versets du Coran. Il distribue des coups de baguette au hasard.

Un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient des flammes de colère et qui habitait rue Jiaf.

Lalla Aicha :

Une ancienne voisine de lalla Zoubida, c’est une Chérifa qui a su rester digne malgré les déception du sort et dont la connaissance flattait l’orgueil de lalla Zoubida.

Driss le teigneux :

Fidèle serviteur de Sidi Abdessalem, il garnissait (= remplissait) les canettes et faisait les commissions.

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Résumé général de l’œuvre + Schéma narratif :

Résumé général de l’œuvre :

L’auteur-narrateur personnage raconte son enfance alors qu’il avait six ans. Par un va et vient entre le point de vue de l’auteur-narrateur adulte et de l’auteur-narrateur enfant , le lecteur entre dans le monde solitaire du narrateur qui malgré quelques timides amitiés ne semble compter comme véritable ami que la boite à merveilles. En faisant le bilan de son enfance, l’auteur raconte ses journées au Msid auprès du fqih et de ses condisciples (=collègues), la maison de Dar Chouafa et les habitudes de ses habitants ainsi que le souvenir de fierté de sa mère concernant ses origines et son habitude à passer du rire aux larmes en plus de son art de conter les événements d’une façon qui passionnait son auditoire. De part son genre, le récit reste un véritable témoignage du vécu de ses personnages par la fréquence des noms de quartier qui constituent une véritable cartographie géographique. La figure calme du père est mise à rude épreuve dans le marché des bijoux quand il vient aux mains avec le courtier avant d’acheter les bracelets or et argent à sa femme.

Cet incident précède l’annonce de la perte du capital dans le souk des haïks ce qui fait basculer le niveau de vie de la famille dans la pauvreté. Après avoir assuré le quotidien de sa famille, le père part aux environs de Fès pour travailler comme moissonneur. Après un mois d’absence, il rentre chez lui pour apprendre le divorce de Moulay Larbi avec sa seconde épouse, la fille du coiffeur, ce qui lui permet d’exprimer son soulagement quant à ce dénouement.

 

 

Schéma narratif :

Etat initial :

L’auteur-narrateur personnage vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse. Cette phase occupe une place importante dans le récit (Ch. I jusqu’au Ch. VIII). L’ampleur de cette étape traduit la félicité dans laquelle baigne le petit enfant. D’ailleurs, il est plongé dans un monde merveilleux.

Elément perturbateur :

Ce qui trouble cette félicité c’est la ruine du père qui a perdu son capital : l’argent qu’il portait sur lui est tombé quelque part dans un souk.

Péripéties :

Le voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible afin de pouvoir amasser de l’argent nécessaire pour se rétablir dans son atelier. (Ch. VIII, IX, X, XI). Le congé accordé au petit qui ne va pas à l’école coranique à cause de sa faiblesse. La tristesse de la mère qui se rend aux mausolées et consulte les voyants.

Dénouement :

Le retour du père.

Situation initiale :

Le retour de l’équilibre : le bonheur. La réouverture par le petit de sa boite à Merveilles.

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Resume chapitre I

Œuvre et analyse : Chapitre I Résumé : Le narrateur maintenant adulte, se souvient de son enfance. Il habite avec sa famille Dar Chouafa, au fond d’une impasse. La maison porte ce nom parce que une voyante y habite. Il se lève de bonne heure pour aller au M’sid, situé à la porte de Derb Noualla et dont le fqih est un grand maigre, barbu et coléreux. L’enfant se sent seul. Il a un penchant pour le rêve et imagination ; aussi sa tête est-elle peuplée d’histoires fabuleuses. Le narrateur redoute d’aller au bain maure qu’il considère comme l’enfer. Il aime courir dans le Derb, et surtout vider sa Boite à Merveilles. Le lendemain, la mère raconte les disputes qui ont lieu dans le bain maure. Cette femme soutient devant les voisines que les siens sont d’origine nobles et qu’ils sont les descendants du prophète. Une fois, au cours d’une dispute avec Rahma, elle profère à l’encontre de sa voisine des invectives violentes. Événement : Le narrateur adulte fait état de la solitude qui semble être son lot quotidien depuis l’âge de six ans. Remontant à son enfance, il décrit les différentes locataires de Dar Chouafa, le fqih du Msid et relate sa répulsion pour le bain maure. Malgré ses timides amitiés avec les bambins de l’école coranique, les véritable amis du narrateur étaient des personnages imaginaires et les objets de sa Boite à Merveille. Revenant sur le talent de comédienne de sa mère, le narrateur rapporte comment elle puisait dans le bain maure des sujets d’inépuisables anecdotes qu’elle racontait chez elle et aux voisines. Ce talent lui assurait un grand succès et incommodait le narrateur enfant surtout quand la tendance à la dramatisation se traduisait par une dispute de pallier. Lieux : Dar Chouafa, le Msid à la porte de Derb Nouala, la rue Jiaf où habitait le fqih Personnages : Je= auteur-narrateur-personnage. La Chouffa, Driss El Aouad, sa femme Rahma et leur fille Zineb. Fatma Bziouya et la famille de l’auteur. Abdellah, l’épicier. Lalla Fatoum : la caissière du bain maure.

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GLOSSAIRE CHAPITRE I

GLOSSAIRE CHAPITRE I 

Ebaucher : commencer

Grignoter : manger par petites quantités en dehors des repas Synonyme: picorer

Talisman :objet souvent fait d'une pierre ou d'une plaque de métal gravées d'inscriptions mystérieuses ou de symboles auquel on confère rituellement un pouvoir surnaturel et protecteur supposé être bénéfique à qui le porte

Vocifération parole prononcée en criant et avec emportement (vif mouvement de colère)

Boyau : passage étroit, tortueux et sombre

Niaiserie : stupidité mêlée de naïveté crédule

Promiscuité : voisinage désagréable

Impudeur : irrespect ou dédain des convenances amenant à préserver le secret

Tumulte : vacarme

Anéantir : détruire totalement

Eclabousser : atteindre moralement (quelqu'un dans sa réputation)

Gobelet : récipient cylindrique de petite taille sans anse et de profondeur supérieure à son diamètre

Indécence : non-respect des règles de bienséance et de pudeur

Pénombre : lumière dont l'intensité est très faible

Glaise : terre très argileuse grasse et imperméable

Rumeur : nouvelle d'origine incertaine ou douteuse

Extase : état de ravissement extrême

Hétéroclite : composé de styles ou de genres différents

Vaillant : qui fait preuve de courage face aux difficultés de la vie

Entremetteur : intermédiaire

Calamité : catastrophe

Paroxysme : plus haut point d'intensité (de quelque chose)

Auge : assiette dans laquelle on mange (familier; péjoratif)

 

Mollesse : manque de conviction ou d'enthousiasme

Reniement : abandon ou rejet. Désaveu

Crotté : sali par la boue

Pouilleuse : couverte de poux (insecte parasite externe piqueur vivant sur la peau ou dans le pelage, causant des démangeaisons et vecteur de maladies infectieuses)

Piaillement : son strident émis par la voix, répété ou non

Harde : troupeau

Ragoût : cuisine plat constitué de morceaux (de viande ou de poisson) et de légumes cuits ensemble dans une sauce épaisse

Panégyrique : discours élogieux, écrit ou oral, qui glorifie (quelqu'un ou quelque chose). Eloge

.Guenille : vêtement déchiré et en piteux état Synonyme: loque

Antagoniste : en rivalité ou en concurrence

Contorsion : mouvement exagéré occasionné par une gêne ou destiné à provoquer un effet

 

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Analyse d’extrait

II- Analyse d’extrait

II-1 Extrait 1 :

L’ouverture

Le soir, quand tous dorment, les riches dans leurs chaudes couvertures, les pauvres sur les marches des boutiques ou sous les porches (=construction qui forme un espace couvert intérieur à l'entrée. vestibule) des palais moi je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids. Ma solitude ne date pas d’hier

Je vois, au fond d’une impasse que le soleil ne visite jamais, un petit garçon de six ans, dresser un piège pour attraper un moineau mais le moineau ne vient jamais. Il désire tant ce petit moineau ! Il ne le mangera pas, il ne le martyrisera pas(=faire souffrir intensémen. Torturer). Il veut en faire son compagnon. Les pieds nus, sur la terre humide, il court jusqu’au bout de la ruelle pour voir passer les ânes et revient s’asseoir sur le pas de la maison et attendre l’arrivée du moineau qui ne vient pas. Le soir, il rentre le cœur gros et les yeux rougis, balançant au bout de son petit bras, un piège en fil de cuivre.

Nous habitions Dar Chouafa, la maison de la voyante. Effectivement, au rez-de-chaussée, habitait une voyante de grande réputation (=opinion favorable (dont jouit quelqu'un ou quelque chose)). Des quartiers les plus éloignés, des femmes de toutes les conditions venaient la consulter. Elle était voyante et quelque peu sorcière. Adepte (=personne qui aime. Paritisan (e) de la confrérie (= association) des Gnaouas (gens de Guinée) elle s’offrait, une fois par mois, une séance de musique et de danse nègres. Des nuages de benjoin (= substance parfumée sécrétée par certains végétaux) emplissaient et les crotales(=clochette) et les guimbris nous empêchaient de dormir, toute la nuit.

(Je ne comprenais rien au rituel compliqué qui se déroulait au rez-de-chaussée. De notre fenêtre de deuxième étage, je distinguais à travers la fumée des aromates (=substance d'origine végétale, à l'odeur ou à la saveur agréables) les silhouettes gesticuler. Elles faisaient tinter(=produire des sons légers et clairs) leurs instruments bizarres. J’entendais des you-you. Les robes étaient tantôt bleu ciel, tantôt rouge sang, parfois d’un jaune flamboyant. Les lendemains de ces fêtes étaient des jours mornes, plus tristes et plus gris que les jours ordinaires. Je me levais de bonne heure pour aller au Msid, école coranique située à deux pas de la maison. Les bruits de la nuit roulaient encore dans ma tête, l’odeur du benjoin et l’encens(=substance qui dégage une fumée odorante par combustion) m’enivrait(=se laisser transporter par (quelque chose d'agréable). Se griser). Autour de moi, rôdaient (=errer) les jnouns me frôler (=caresser) de leurs doigts brûlants, j’entendais leurs rires comme par les nuits d’orage. Mes index dans les oreilles, je criais les versets tracés sur ma planchette avec un accent de désespoir.

Les deux pièces du rez-de-chaussée étaient occupées par

la Chouafa

principale locataire. Au premier étage habitaient Dris el Aouad, sa femme Rahma et leur fille d’un an plus âgée que moi. Elle s’appelait Zineb et je ne l’aimais pas. Toute cette famille disposait d’une seule pièce, Rahma faisait la cuisine sur le palier.

Nous partagions avec Fatma Bziouya le deuxième étage. Nos deux fenêtres faisait vis-à-vis et donnaient sur le patio, un vieux patio dont les carreaux avaient depuis longtemps perdu leurs émaux (=embellissements) de couleur et qui paraissait pavé de briques. Il était tous les jours lavé à grande eau et frotté au balai de doum. Les jnouns aimaient la propreté. Les clientes de

la Chouaffa

avaient dès l’entrée une bonne impression, impression de netteté et de paix qui invitait à l’abandon, aux confidences- autant d’éléments qui aidaient la voyante à dévoiler plus sûrement l’avenir.  

Il n’avait pas de clientes tous les jours. Aussi inexplicable que cela puisse paraître, il y avait la morte saison. On ne pouvait prévoir l’époque brusquement, les femmes cessaient d’avoir recours à des philtres (=boisson possédant des vertus particulières. Breuvage) d’amour, se préoccupait moins de leur avenir, ne se plaignaient plus de leurs douleurs de reins, des omoplates ou du ventre, aucun démon ne les tourmentait.

La Chouafa

 choisissait ces quelques mois de trêve pour s’occuper de sa santé propre. Elle se découvrait des maux que sa science ne pouvait réduire. Les diables l’hallucinaient, se montraient exigeants quant à la couleur des caftans, l’heure de les porter, les aromates qu’il fallait brûler dans telle ou telle circonstance. Et dans la pénombre de sa grande pièce tendue de cretonne (=toile en coton résistant),

la Chouafa

gémissaient, se plaignait, conjurait (=
écarter (des influences maléfiques) par des stratégies occultes)., se desséchait dans les moindre événements s’y gravaient en images d’encens et benjoin.)

 

J’avais peut-être six ans. Ma mémoire est une cire fraîche et les moindres événements s’y gravaient en images ineffaçables. Il me reste cet album pour égayer (=susciter la gaieté de (quelqu'un)) ma solitude, pour me prouver à moi-même que je ne suis pas encore mort.

A six ans j’étais seul, peut-être malheureux, mais je n’avais aucun point de repère qui me permît d’appeler mon existence : solitude ou malheur.

Je n’étais ni heureux, ni malheureux. J’étais un enfant seul.

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II-2-Analyse

II-2-Analyse

 

Cet extrait au dessus est un texte autobiographique : l’emploi du pronom personnel « je », qui est l’une des caractéristiques indispensables de l’autobiographie, est systématique dans l’œuvre. Il y a une liaison  entre le narrateur, l’auteur et le personnage principal. En effet, le narrateur est un personnage de l’histoire ; il assure la relation de l’histoire. L’auteur s’exprime à travers son intervention directe pour commenter certains faits (l’emploi du présent). Cette distance entre l’auteur, qui est une personne adulte, et le personnage, un petit enfant, apparaît dès le début : « Le soir, quand tous dorment….ma solitude ne date pas d’hier ». Ici, le « je » renvoie directement à l’auteur, et le temps verbal (le présent) renvoie à la situation d’énonciation / écriture. L’auteur se détache provisoirement du personnage en utilisant le pronom de la troisième personne « il ».

L’autobiographie est identifiée à un album dont les images se dérouleront devant ses yeux.

 Le travail de mémoire est important dans l’écriture autobiographique. L’auteur, personne adulte, revient sur son passé et l’examine, d’où l’emploi des temps verbaux du récit, à savoir le passé simple, l’imparfait, le plus que parfait…Cependant, il y a toujours des retours au présent : l’auteur examine certains faits passés à travers sa conscience et sa vision actuelles. Dans ce passage, la mémoire est à l’œuvre : « Ma mémoire était une cire fraîche et les moindres événements s’y gravaient en images ineffaçables ».

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